Nous voilà rentrées et pas sans mal, voilà la lettre qu'on a envoyé à la compagnie pour porter réclamation, Marianne s'est presque pas enflammée!
On est en tous cas vraiment contente de notre petit périple qui fût riche en surprises! Bientôt on e,n raconte un peu plus avec des photos!!!
Madame, Monsieur,
Nous, Mlle Gwénaële THOUMINE et Mlle Marianne THIERY, souhaitons, par la présente, porter réclamation auprès de votre compagnie, Iberia, pour les conditions dans lesquelles s’est déroulé le retour de notre voyage au Sénégal initialement prévu le 23 septembre dernier au soir sur le vol IB 3723.
Notre avion étant prévu à 22h55, nous nous sommes rendues à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar pour 19h. L’enregistrement de nos bagages a ensuite été fait très rapidement à partir de 20h, avant que nous n’allions dîner à l’intérieur de l’aéroport, avec nos derniers francs CFA.
Ceci fait, nous avons attendu dans la salle d’embarquement n°1 que notre vol soit appelé. Ce fut fait vers 21h15-30. L’ensemble des personnes présentes a donc présenté sa carte d’embarquement, puis rejoint un bus qui devait nous mener à notre appareil. Le chauffeur démarre, et poste le bus devant la porte de l’avion, sans pour autant nous permettre de sortir. Au bout de 10 minutes d’attente, le bus repart vers le terminal de l’aéroport.
Nous demandons ce qu’il se passe, un léger souci technique nous répond-on. Nous reprenons nos places dans la salle d’embarquement, il est à peu près 21h45. Vers 22h, un homme portant les couleurs de votre compagnie se présente et nous explique que l’avion a perdu deux roues à l’atterrissage et que pour le moment ils n’en ont qu’une de rechange et sont à la recherche de la deuxième.
Nous continuons d’attendre donc, confiantes dans l’issue de ce problème. A 23h, la même personne d’Iberia nous informe que les deux roues ont été trouvées et que l’avion devrait décoller dans environ une heure.
L’attente continue, à minuit, point de présence du personnel d’Iberia, mais à la place, un message (très mal diffusé, au passage) nous informe que notre vol est annulé….. ! Tout ça pour ça !
Renseignements pris auprès des représentants de la compagnie, notre avion devrait repartir vers 10h le lundi 24/09, d’ici là nous serions logées à l’hôtel aux frais de la compagnie. Soit. Nous demandons nos sacs, mais comme l’avion doit repartir rapidement on nous répond qu’il vaut mieux les laisser dedans. Soit.
Après avoir montré une demi-douzaine de fois notre passeport, et donné quatre fois nos noms et prénoms, nous embarquons enfin dans un bus pour l’hôtel. Il est 1h du matin.
Avant le départ nous demandons de plus amples informations, à la femme responsable de notre groupe pour Iberia, sur les raisons de ce retard et sur l’heure de départ du vol le lendemain. Les informations restent floues et nous comprenons, lorsqu’elle s’adresse en wolof à un homme sénégalais, que notre vol ne partira finalement qu’à 23h le lundi 24/09.
L’énervement monte, on ne nous informe de rien. Nous demandons à disposer de nos sacs, on nous répond d’aller demander l’autorisation au Commandant de bord (!!!). Après quelques discussions animées, nous partons pour l’hôtel où nous apprendrons qu’il s’agit en fait d’une grève suite aux informations de rachat de la compagnie Iberia.
Les chambres nous sont distribuées. Nous nous mettons alors à la recherche du bar de l’hôtel pour boire quelque chose, il fait chaud, nous n’avons plus d’eau et commençons à avoir faim. Il nous est alors répondu que non, il n’est pas prévu de nous donner à boire ou à manger. Le ton monte, certains d’entre nous respectent le jeûne du Ramadan et n’ont rien avalé depuis 5h le dimanche matin. Cette situation était proprement honteuse.
Nous demandons à nouveau nos sacs, certains passagers doivent prendre des médicaments, d’autres veulent tout simplement pouvoir se changer, se laver. Un non catégorique nous est opposé.
Nous décidons d’aller nous coucher dans notre chambre à 3h (nous avons dû laisser l’une des deux qui nous étaient attribuées, certaines personnes n’en avaient pas : la Direction de l’hôtel ne voulant pas en affecter plus…). Vers 5h du matin, de violents coups sur la porte nous réveillent, nous pensons qu’il s’agit du départ de notre avion. Non, la compagnie Iberia nous prévenait juste que, dans sa grande bonté, elle nous offrait le plateau repas que nous aurions dû avoir dans l’avion.
Levées vers 11h, nous partons prendre le petit-déjeuner dans l’hôtel adjacent au nôtre. Dommage, l’heure du café est dépassée. Nous revenons à l’hôtel et tentons de passer le coup de fil que nous accorde votre compagnie pour prévenir quelqu’un… Pas de chance, l’opératrice ne passera jamais la communication. Nous avons donc allongé notre facture de mobile français de 10 euros pour pouvoir prévenir nos proches et nos collègues de travail.
Après qu’une voyageuse ait appelé le siège de votre compagnie à Madrid pour vérifier nos droits, nous demandons à pouvoir boire un verre avant le déjeuner. Réponse négative de l’hôtel la tension monte, il faut se battre pour boire, il fait chaud, le personnel de l’hôtel ne veut rien savoir. Après un fax d’Iberia Espagne nous pourrons enfin boire quelque chose puis déjeuner.
L’après-midi se passe sans que nous ne puissions faire quoique ce soit : nous n’avons plus de francs CFA (dépensés à l’aéroport) et pas de maillot de bain pour nager (ils sont dans les sacs, dans l’avion !).
20h, les bus reviennent nous chercher, nous répétons les formalités établies la veille et embarquons, enfin, pour la France via Madrid.
Arrivées à 5h du matin à Madrid, nous reprenons un vol à 7h20 et débarquons à Paris à 9h15, soulagées, fatiguées mais toujours énervées : le petit-déjeuner nous a été refusé dans l’avion, c’est payant. Personne ne nous avait prévenues, mais surtout nous n’avions plus d’argent et aurions dû arriver 24h avant…
Nous nous mettons en quête de nos bagages pour enfin rentrer chez nous… nous attendons, attendons… jusqu’à nous rendre compte qu’ils ne sont pas là… ! Ca commence à faire beaucoup, beaucoup trop !
Après avoir déclaré au bureau des bagages Iberia d’Orly Ouest cette absence, nous apprenons qu’ils sont en fait enregistrés sur le vol suivant qui arrive à 10h50 de Madrid. Pourquoi, comment ? On ne nous dit encore une fois rien… il faut attendre… Votre compagnie a certainement dû se dire qu’abuser un peu ou un peu moins , à ce niveau-là, ne changeait pas grand chose.
Nous tenons l’ensemble des pièces justificatives, cartes d’embarquement, numéros d’enregistrement des bagages, formulaire de déclaration de perte des bagages (finalement retrouvés !) etc. à votre disposition.
Espérant une réponse rapide (pour une fois) de la part de la compagnie Iberia, nous vous prions de recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées (et quelque peu énervées).
jeudi 27 septembre 2007
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4 commentaires:
Il manque juste le paragraphe où on exige le remboursement de nos billets retour et de la journée de travail qu'on n'a pas pu assurer... non mais! faudrait pas nous prendre pour des buses non plus!!
;-)
je connais une bonne avocate.
et quand je pense que l'on doit aller à Barcelonne en décembre...je vérifie si Ibéria n'est pas dans le coup...
ouais !
ceci dit quand j'ai récupéré les deux gazelles, elles étaient certes énervées par la compagnie aérienne mais elles avaient surtout le sourire aux lèvres et une grande envie de raconter combien ce voyage était super.
on attend les tofs avec impatience !
bisous
Même galère ce week end avec iberia,pourriez vous me transmettre l'adresse pour la reclamation car à notre arrivée à nice on nous a dit qu'iberia n'était représenté que par avia partner et que bien sur à part encaisser les sous pour les billetsà refaire ou le surplus de bagage il ne pouvez rien pour nous!
seul une boite vocale nous a été transmise qui ne sert à rien,et l'adresse internet ne permet pas d'effectuer une réclamation;
merci de me répondre rapidement car je crains que nous passions au oubliettes si nous tardons. Autre chose dans quelle langue avez vous redigé votre lettre?
Merci d'avance
phil
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